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Groupe de reconstitution de la 101st airborne durant la WWII
 
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 Massacre de Oradour-sur-Glane

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BigGreg
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MessageSujet: Massacre de Oradour-sur-Glane   Sam 1 Nov - 15:20

Recement j'ai decouver ça.. Sad

Never Forget..
La reconstitution pou moi c'est pas oublier aussi a quel point les allemands ont été des BARBARES des CRAPULES e des SALOPARDS.. excuse mon language... Mad

http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19440610
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BigGreg
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MessageSujet: Re: Massacre de Oradour-sur-Glane   Sam 1 Nov - 15:27

10 juin 1944. Les Alliés ont débarqué depuis quelques jours. Les renforts allemands sont appelés sur le front de Normandie. La 2 SS Panzerdivision "Das Reich", commandée par le Brigadeführer Heinz Lammerding, est stationnée dans le sud-ouest de la France et doit traverser la France pour combattre en Normandie. Mais la Résistance empêche les Allemands de remonter sur ce front. Les SS vont alors effectuer des représailles envers les populations, principalement à Tulle et à Oradour-sur-Glane.

9 juin 1944...

Le SS-Sturmbannführer Helmut Kaempfe, chef 3e Bataillon du 4e Régiment « Der Führer » de la 2e SS Panzer division « Das Reich », est enlevé par des maquisards alors que lui et ses hommes rentraient de Guéret pour soutenir les unités locales en difficulté face aux résistants. Il doit rejoindre Saint-Léonard-de-Noblat.

Ayant pris conscience de l’enlèvement, le soir, les Allemands veulent négocier avec les résistants. En vain. Les recherches sont au point mort. C’est une disparition traumatisante pour un officier légendaire de la division.



Le SS-Stubaf Diekmann, chef du 1er Bataillon, se propose de se charger de libérer Kämpfe et va monter une opération de représailles.


10 juin 1944…


L’état-major du 1er bataillon du régiment « Der Führer » est installé à l’Hôtel de la Gare, à Saint-Junien. Diekmann y réunit pour préparer cette opération de représailles un lieutenant de la Gestapo de Limoges, ainsi que quatre miliciens.


Diekmann ; Lammerding
Le lieu choisi est Oradour-sur-Glane, situé à environ 15 kilomètres au nord-ouest de Limoges. Avec l’accord de ses supérieurs, officiellement, Diekmann devra prendre en otage entre 30 et 50 otages contre la libération de Kämpfe. Mais les miliciens indiquent que ce village ne décèle aucun maquis. Diekmann est accompagné par la 3e compagnie du Hstuf Kahn.


14 heures…

Les SS arrivent à Oradour, tous les accès au village sont barrés. Des sentinelles sont placées. Des soldats arrivent dans le bourg. Les troupes reçoivent l’ordre de tirer sur toute personne en mouvement, et d’empêcher quiconque de sortir.

Pendant que les Allemands entrent dans le village, le restant des troupes se déploie en arc de cercle, refoulant tous les habitants situés dans les champs ou les fermes. Ceux qui n’avancent pas assez vite ou impotents sont abattus sur place. Même sort pour ceux qui tentent de s’échapper. Oradour est encerclé.

Le tambour municipal avise tous les habitants, munis de leurs papiers pour vérification d’identité, de rejoindre sans délai sur le champ de foire. La population est rassemblée, encadrée par les SS. Ces derniers fouillent aussi les maisons. Des camions ramènent les habitants des villages environnants.

Pendant ce temps, les SS vont chercher les enfants dans les écoles, qui rejoignent aussitôt le champ de foire. Un enfant s’échappe car il se méfie des Allemands : Roger Godfrin, âgé de 8 ans.


14 h 45…

Tous les habitants d’Oradour finissent de se rassembler sur le champ de foire. La population ne se doute de rien. A ce moment arrive le docteur Jacques Desourteaux, fils du maire en automobile. Il gare sa voiture sur le champ de foire, non loin du lieu de rassemblement. Il rejoint la foule.

Diekmann, assisté d’un interprète, ordonne alors au docteur Desourteaux père de désigner cinquante otages. Le maire refuse. Il est conduit à la mairie en compagnie de Diekmann, mais revient seul au bout d’une dizaine de minutes et reprend sa place sans un mot. L’interprète demande à nouveau s’il a choisi des otages. Le maire répond : « Oui, moi-même, et si cela ne suffit pas, les membres de ma famille ».

La place est totalement cernée par les SS. La population est ensuite séparée en deux groupes : l’un composé des femmes et des enfants, l’autre des hommes.



Les femmes et les enfants sont conduits vers 15 heures à l’église. Les hommes, restés sur la place, sont alignés sur trois rangs, le long des immeubles, la face tournée vers le mur, les mains sur la tête. Diekmann revient de la mairie et annonce par le biais de son interprète qu’il y a des dépôts d’armes et de munitions constitués par les terroristes. Il signale que les maisons vont être perquisitionnées. Il demande si quelqu’un a des informations au sujet de ces dépôts. Personne ne réagit à l’exception de Jean Lamaud, qui affirme posséder une carabine de 6 mm. Il précise que ce calibre est autorisé par la préfecture. L’officier lui répond que cela ne l’intéresse pas.

Sur un signe, les hommes sont immédiatement séparés en six groupes. Chaque groupe est dirigé vers les locaux les plus vastes du bourg : le hangar Laudy, la remise Beaulieu, le chai Denis, le garage Poutaraud, la grange Milord et la grange Bouchoule.



15 h 30 ...

Le SS-Hstuf Otto Kahn, de la rue principale, donne le signal par un tir de pistolet mitrailleur. Les soldats tirent avec leurs mitrailleuses sur les hommes. Ils achèvent ensuite les blessés. Ils jettent ensuite du foin, de la paille, des fagots et tout objet combustible. Quelques minutes plus tard, les Allemands reviennent mettre le feu au hangar. Seulement cinq survivants s’échapperont.



16 heures…

Deux sous-officiers SS entrent dans l’église portant une lourde caisse d’où sortent de longues mèches blanches. Ils la déposent, mettent le feu aux mèches et s’enfuient. Ils referment la porte à clé derrière eux. Quelques secondent après la caisse explose : une fumée noire, épaisse, suffocante envahit l’église. Tout le monde hurle de frayeur, les femmes et les enfants cherchent des refuges où l’air serait encore respirable.

Sous la pression d’un groupe épouvanté, la porte de la sacristie cède. Mais les SS encerclent l’église, et ouvrent le feu par les fenêtres et les vitraux. Ils tirent au hasard, dans la fumée.

Quelques instants après, des SS entrent dans l’église. Une nouvelle fusillade éclate. Ils jettent quelques grenades, puis posent sur les corps de la paille, des bancs, des fagots ainsi que des chaises de l’église, mettent le feu et ressortent en refermant la porte.

Dans l’église, il y a une survivante, Mme Rouffanche. Elle voit les flammes grandir et va se réfugier derrière le maître-autel. Elle parvient à atteindre le vitrail central brisé par les balles et se précipite par l’ouverture, faisant un plongeon de plus de 3 mètres. Mais quelqu’un a suivi Mme Rouffanche. Une jeune femme qui, avec son bébé réussissent tous les deux à grimper sur l’ouverture. Elle tend son bébé à Mme Rouffanche. L’enfant tombe sur le sol. Sa maman saute à son tour.

Les deux femmes vont tenter de gagner le jardin du presbytère, toute proche. Mais les cris du bébé alertent les SS. Une sentinelle tire. La maman et son bébé sont tués sur le coup. Mme Rouffanche, qui simule la mort, est grièvement blessée aux jambes, mais réussit finalement à se cacher.

Pendant la tuerie, les soldats pillent le village et puis incendient chaque maison.


Le tramway…



Deux tramways en provenance de Limoges sont entrés dans la ville au cours de l’après-midi. Le premier est un train d’essai avec trois employés de la Compagnie. L’un d’eux descend du wagon. Alors qu’il traverse le pont de la Glane, il est abattu. Son corps est jeté dans la rivière puis le tramway est refoulé vers Limoges.

Un second tramway arrive à 19 h 30 à l’arrêt de Puygaillard, à l’embranchement de la route de Saint-Victurnien. Les SS vérifient les papiers de chaque passager, au nombre d’une vingtaine. Ceux qui ont un billet pour Oradour descendent. On les amènent vers le village des Bordes. Le groupe traverse la Glane puis est arrêté en plein champ. Le gradé commandant le détachement s’entretient avec un autre gradé. Les hommes sont séparés des femmes, on vérifie leur identité. Enfin, après une discussion animée entre les deux sous-officiers, le groupe est finalement libéré. A ce même moment, un des sous-officiers leur dit : « On vous laisse partir ! Vous pouvez dire que vous avez de la chance ! ». Pendant ce temps, on donne l’ordre de reconduire le tramway à Limoges.


Bilan du massacre.

Le bilan total, définitif et officiel, s’établit à 642 morts, dont 207 enfants, 246 femmes, 189 hommes. 52 corps seulement ont été identifiés, les autres considérées officiellement disparues.

36 hommes, femmes et enfants ont survécu au massacre car, au moment de l’arrivée des SS, se sont cachés ou échappés.


Enfin, 328 constructions ont été détruites par l’incendie dont : 123 maisons d’habitation, 40 granges, 58 hangars, 35 remises, 22 magasins, 4 écoles et 1 gare.

Les criminels.

La 3e compagnie du régiment "Der Führer" est responsable du massacre. Le SS-Sturmbannführer (commandant) Diekmann étant le commandant de l'expédition. Le SS-Hauptsturmführer (capitaine) Kahn commandait la compagnie, son adjoint était le SS-Untersturmführer Heinz Barth.
Le procès de Bordeaux en 1953 a permis de juger plusieurs soldats de la compagnie, dont l'adjudant SS Karl Lenz et plusieurs soldats allemands, et surtout 13 soldats alsaciens incorporés de force dans les Waffen SS (seul un sergent SS alsacien était volontaire). L'issue du procès et l'amnistie des "Malgrés-nous" alsaciens avaient provoqué une rupture entre le Limousin et l'Alsace...

Quant aux officiers, Diekmann fut tué sur le front de Normandie le 29 juin au sud-ouest de Caen. Le général Lammerding n'a jamais été inquiété tout comme le capitaine Kahn (respectivement décédés en 1971 et en 1977). Seul le sous-lieutenant Barth a été jugé en 1983 à Berlin. Bien que condamné à la prison à vie, il a été libéré en 1997 à l'âge de 76 ans. Il est décédé le 6 août dernier.

SS jugés à Bordeaux en 1953:
SS-Oberscharführer Karl Lenz
SS-Unterscharführer Wilhelm Blaeschke, Georges-René Boos
SS-Rottenführer Wilhelm Boehme
SS-Mann Fritz Pfeufer, Hermann Frenzel, Albert Daul, Antoine Lohner, Camille Grienenberger, Jean-Pierre Elsaesser, Erwin Dagenhardt, Herbert Daab, Wilhelm Nobbe, Paul Graff, Joseph Busch, Albert Ochs, Louis Hoehlinger, Louis Prestel, Fernand Giendiger, Alfred Spaeth, Henri Weber, Jean Niess.

3e compagnie, Régiment "Der Führer":

Chef de compagnie: Hstuf Otto Kahn
Adjudant de compagnie: Oscha Gnug
Chefs de section: Ustuf Heinz Barth, Oscha Karl Lenz, Oscha, Oscha Egon Töpfer, Ustuf Klar.
Chefs de groupe: Uscha Joachim Krill, Uscha Baier, Uscha Lauber, Uscha Tscheicke, Uscha Hans Steger, Uscha Georges-René Boos (alsacien), Uscha Maurer, Uscha Genarin, Rttf Goerke, Rttf Wilhelm Boehme.
Armurier: Uscha Picha
Mécanicien: Uscha Rauscher
Cuisinier: Uscha Bierling
Infirmier: Uscha Wilhelm Blaeschke
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